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/ 2021

Les collégiens et la pratique du vélo

La capacité à se déplacer sur un territoire est une faculté indispensable, qui se construit à la fois socialement et dans la sphère familiale et dont l’adolescence est sans doute une étape clé. Dès lors, le déplacement entre le domicile et le collège est un espace-temps charnière entre deux lieux de vie quotidienne sous contrôle. Selon le mode de transport et le contexte, il peut être un moment de pleine autonomie ou rester sous surveillance, un lieu d’expérimentation et de découverte, ou de danger et d’appréhension.

Garantir des aménagements pour modes doux sécurisés permet d’assurer à chaque enfant et chaque parent une liberté de choix modal et une égalité dans l’apprentissage de l’autonomie.
Avec son plan vélo-collèges, lauréat de l’appel à projet « Vélo et Territoires » de l’Ademe, le département de la Gironde s’investit dans le développement des aménagements cyclables, participe à résorber des points noirs à proximité des collèges, à renforcer le stationnement vélo et à mettre en place des mesures pédagogiques d’accompagnement au changement en concertation avec les territoires et les collèges. Pour sa mise en application, le département a réalisé en 2017 un diagnostic sur le stationnement vélo dans les 105 collèges publics girondins, complété en 2020 d’une enquête mobilité auprès des collégiens pour connaitre leurs habitudes et modes de déplacement.

En parallèle, il a réalisé un état des lieux des conditions de déplacements des collégiens pour identifier les freins à l’usage du vélo, son potentiel et proposer des leviers d’action visant à définir un schéma cyclable collégiens et une programmation pluriannuelle d’investissements.
Dans ce contexte, il paraissait intéressant pour l’a-urba d’analyser finement les résultats de cette enquête afin de poursuivre les réflexions déjà engagées dans le cadre de l’observatoire des mobilités et des rythmes de vie sur les déplacements des jeunes publics, et notamment des déplacements vers l’école, ainsi que les travaux initiés depuis le Grenelle des mobilités de la métropole bordelaise dont une des dix-huit mesures invite à aller « à l’école sans voiture ». Les principaux enseignements de cette enquête sont présentés dans cette synthèse.


Réinterroger les stratégies et les modes de faire en pensant la place des enfants dans l’espace public, transformer et végétaliser les cours d’écoles dans une démarche participative, en croisant ambitions de meilleur confort thermique et d’inclusion de tous et toutes. Observer les pratiques du vélo chez les collégiens et inciter à l’ancrage de modes de déplacements doux avec « Super Jack à l’école sans #voiture » et les rues pour enfants aménagées aux abords des écoles…

Autant de facettes explorées pour tendre vers une ville terrain d’exploration, de bien-être et de citoyenneté… dès le plus jeune âge !

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