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/ 29.05.2020

Espaces publics et distanciation physique

Propositions pour le réaménagement des espaces publics en temps de déconfinement… et bien après

Préparer le traitement des « sur-densités » piétonnes : tel est l’objet de cette étude en prévision des difficultés qui pourraient survenir au moment du déconfinement.

En effet, comment concilier le respect des règles de distanciation physique avec un maintien de la facilité de circulation dans les lieux le plus fréquentés ? Quels seront ces lieux et comment y organiser au mieux les circulations piétonnes ? Comment, également, garder ses distances dans des espaces publics physiquement contraints ? Sur les trottoirs, comment concilier les besoins de circulation piétonne et les usages statiques liés aux besoins d’attente ou aux besoins de pause de certains, notamment comme les seniors ?

Ces questions se posent dans de nombreuses situations : espaces de promenades, parcs et jardins, places touristiques, entrées d’immeubles de bureaux, sorties de parking (sans parler du problème spécifique des transports collectifs non abordé ici). Une réponse radicale a été donnée très tôt en interdisant l’accès à certains marchés de plein air. Symétriquement, pour conserver une densité d’usage au m2 en conformité avec le mètre de distanciation, l’on peut accroitre l’espace disponible (plutôt que réduire le nombre d’usagers).

Sans touristes, sans terrasses de café ou restaurants, sans équipements culturels, et avec moins d’étudiants, Bordeaux va voir la mobilité piétonne se focaliser sur deux types de destination : les commerces, les établissements scolaires.

La démarche

L’a-urba propose en conséquence de s’intéresser au traitement des sur-densités liées aux commerces et aux établissements scolaires, qu’il s’agisse des flux piétons (circulation) ou des usages statiques (attentes, conversations…) de l’espace public.

Il est à noter que ce traitement peut concerner l’espace, son aménagement et son exposition, mais aussi les rythmes d’usage, le temps (chrono-aménagement).

Un premier travail consistera à repérer les lieux tout particulièrement concernés au regard des surdensités potentielles (fréquentation / espace disponible). Ce diagnostic s’appuiera sur des travaux existants (étude quartiers apaisés) complétés d’informations ad hoc.

Des types d’intervention seront alors établis (en partie puisés dans la boite à outils du Guide des espaces publics ordinaires, en partie spécifiques). On peut à ce stade anticiper quelques modèles types liés à la diversité des agencements spatiaux et aux modalités d’usage (fréquentation, rythmes, activités).

Dans un premier temps en tout cas, ces propositions concerneront la seule commune de Bordeaux, très singulièrement concernée par cette problématique des sur-densités piétonnes.

Les aménagements proposés doivent permettre de répondre à l’urgence mais aussi de préparer l’avenir. Ils doivent être utilisés dans la période de confinement mais aussi faire sens à long terme. Ils doivent être utiles dans la période de déconfinement, mais aussi de faire sens à long terme.

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