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/ 2014

Les adolescents d’aujourd’hui marchent-ils autant qu’avant ?

Observatoire des mobilités et des rythmes de vie

L’état des lieux réalisé dans le cadre de l’observatoire des mobilités et des rythmes de vie présenté ici s’appuie sur la conduite d’entretiens auprès de trois générations au sein de trois familles résidant dans le périurbain de l’agglomération bordelaise. Il montre que les pratiques de mobilité des enfants sont de manière générale très différentes entre chaque génération des familles rencontrées. Pour les trois familles, la pratique des modes actifs et les longueurs de trajet à pied et à vélo déclinent progressivement d’une génération à la suivante. Les territoires parcourus par les grandsparents, via ces modes, sont en effet plus vastes que ceux de leurs enfants et petits-enfants.

Si une vie de quartier ou de village apparaît chez les grands-parents, les cartes montrent une réduction progressive des espaces pratiqués de manière autonome pour la génération des enfants.

Les générations précédentes font aussi des déplacements seules plus longs, à pied, à vélo et en transport en commun. Pour autant, « rester sans rien faire » dans l’espace public est problématique pour les adolescents de toute génération.

Le moindre recours aux modes actifs ne semble pas être déterminé par des caractéristiques de densité urbaine, mais par l’essor des véhicules motorisés, et notamment de l’automobile et ce pour deux raisons.

Tout d’abord, l’usage de l’automobile s’est développé pour effectuer certains petits et moyens trajets auparavant exécutés à pied ou à vélo, et longs trajets effectués en train.

Ensuite, l’idée que la pratique des modes actifs pour les déplacements du quotidien est dangereuse se trouve ancrée dans les représentations. La place prédominante de la voiture dans l’espace public a rendu, aux yeux des parents, cet extérieur hostile pour l’enfant… et la voiture devient alors le mode le plus sûr.

On ne peut contester qu’il s’agisse également d’une évolution culturelle. Les grands-parents ont eu très
tôt, à partir de 6/7 ans, une latitude importante de déplacement. Dans les trois familles, chaque membre, grands-parents et parents, considère que la génération suivante évolue dans un milieu plus complexe et comportant plus de dangers que celui dans lequel il a lui-même grandi.

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