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/ 2013

Atlas de l’enseignement supérieur de la métropole bordelaise

Réalisé en collaboration avec le Pôle de recherche et d’enseignement supérieur (PRES) de l’Université de Bordeaux et le Rectorat d’Aquitaine, ce document de 60 pages donne à voir les différentes facettes de l’enseignement supérieur et de la recherche bordelais.

Quelle est la place de l’enseignement supérieur dans la cité bordelaise et quelle est sa dynamique ? Quelles sont ses filières d’enseignement reconnues et porteuses ? Qui sont ses étudiants ? Quel est le modèle spatial de l’enseignement supérieur bordelais et comment a-t-il évolué depuis 10 ans ? Quelle stratégie adopter pour que l’université irrigue de son dynamisme la métropole bordelaise du XXIe siècle et rayonne sur la scène nationale et internationale ?

Cet Atlas de l’enseignement supérieur de la métropole bordelaise apporte des réponses à ces différentes questions.

Pourquoi l’a-urba s’intéresse-t-elle à l’Université ?

La baisse historique des moyens financiers de l’Etat, la poursuite de la décentralisation et le lancement de projets universitaires et urbains aux financements croisés ont permis ces vingt dernières années d’inscrire davantage l’université au c?ur de la cité et aux collectivités locales de s’en emparer plus directement dans leur politique d’attractivité.
Parce qu’elle contribue au rayonnement international, à la vitalité de l’activité économique et de l’emploi, à l’inventivité locale, à l’animation urbaine, l’Université devient ainsi un acteur métropolitain à part entière.

Enseignements clefs de l’atlas

Effectifs et structure

Une forte dynamique de l’enseignement supérieur au sein de la Cub :

La population étudiante représente 11,6% de la population (10% en 2001)
82  60 étudiants (+12 168 étudiants en 10 ans)

Cette dynamique s’opère surtout hors université :

Depuis 10 ans, les effectifs étudiants de la Cub ont gagné 17,4%.

  • L’université (qui regroupe universités, IEP, IUFM, IUT) a augmenté son nombre d’étudiants de 6,9%.
  • Les classes préparatoires et BTS ont crû de 20% chacune environ.
  • Les écoles d’ingénieurs, en majorité publiques, ont augmenté de 258,6% (en partie du fait de la création de l’IPB transférant des effectifs étudiants vers la catégorie « école d’ingénieurs »).
  • L’enseignement privé a cru de 75% (+5238 étudiants), tandis que le public se contente d’une croissance de 11% mais plus importante en volume (+6930 étudiants).

Ainsi, le privé représente 15% de l’ensemble de l’enseignement supérieur de la Cub en 2011 contre 10% en 2001.

Attractivité
  • L’université de Bordeaux recrute essentiellement localement : 73,3% des étudiants ont leurs parents qui résident dans l’académie de Bordeaux.
  • La plupart des étudiants trouvent leur premier emploi hors Aquitaine : 55%, dont 15% en Ile de France. Plus ils sont diplômés, plus ils partent (59% des masters pro, 71% des ingénieurs).
Localisations, déplacements
  • Bordeaux est redevenue la première ville universitaire de la Cub : 31 673 étudiants en 2011 (+7 646 étudiants depuis 2001, soit une croissance de 31,8%), soit 38,6% des effectifs étudiants dans la Cub (Pessac : 28 292 étudiants, soit 34,5% des effectifs Cub). Le campus de Talence-Pessac-Gradignan continue de gagner des étudiants mais perd du poids relatif (54,7% des effectifs étudiants en 2011 contre 57,6% en 2001).
  • Une bipolarisation des stratégies résidentielles étudiantes dans la Cub liée notamment à l’effet tramway : 45% vivent en centre-ville de Bordeaux en 2011 et 37% sur l’une des trois communes du campus, soit seulement 18% dans d’autres quartiers (contre 42% dans d’autres quartiers en 1990).
  • Les transports en commun sont devenus le mode prioritaire de déplacement pour le motif étude : 43%, contre 25% en 1998. Le vélo reste assez peu utilisé (6% pour le motif étude).

Perspectives de travail pour l’a-urba

Cet atlas a permis d’actualiser des données sur l’enseignement supérieur bordelais qui avaient été rassemblées et cartographiées pour la première fois par l’a-urba en 2000. Il sera affiné dans ses chiffres dans les prochains mois et mis à jour régulièrement afin de pouvoir accompagner les décideurs locaux dans leur stratégie de construction d’une « métropole savante ».
L’a-urba proposera également les orientations possibles d’une stratégie spatiale de l’enseignement supérieur dans l’agglomération bordelaise afin que les décideurs locaux (Université de Bordeaux et autres établissements d’enseignement supérieur, Cub, Conseil Régional, villes) puissent collectivement orienter les futures implantations universitaires.
Les réflexions sont poursuivies dès 2013 pour mieux cerner la géographie du savoir et de la création à Bordeaux, préciser le rayonnement de l’enseignement supérieur bordelais et approfondir la connaissance des pratiques des enseignants et chercheurs sur le territoire.

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