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Quelles marges de manoeuvre pour l’action publique locale ?

Colloque
jeudi 12 décembre 2019 [14h>19h]
vendredi 13 décembre 2019 [8h30>13h]
> Cité du vin / Bordeaux

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Les dynamiques métropolitaines (en France, en Europe) se ressemblent-elles ? Nos grandes villes sont-elles gouvernées de la même manière ? Qu’en disent les travaux comparatifs ? Les permanences l’emportent-elles sur les ruptures ? Les déterminismes des systèmes sur les stratégies des acteurs ? L’autonomie sur la dépendance ou l’interdépendance ? La différenciation sur la standardisation ?

Quelles capacités d’action pour nos futurs élus ? C’est en substance la question à laquelle ont répondu les intervenants du colloque organisé à l’occasion des 50 ans de l’a-urba à la Cité du vin de Bordeaux, en décembre dernier. Retrouvez ci-dessous les débats de ces deux journées.

La technique et l’expertise, leviers ou entraves à l’action publique urbaine ?

Les réseaux techniques du XIXe siècle ont marqué les organisations et les dynamiques urbaines. Qu’en est-il aujourd’hui, avec le capitalisme de plate-forme des outils numériques, entre économie collaborative et « technopolice », coordination décentralisée et régulation systémique ?
Comment la politique peut-elle reprendre sa place dans les enjeux techniques de la vie urbaine ? Peut-on imaginer une gouvernance démocratique des réseaux ?
Quelle est la place des experts, dont les doctrines et les méthodes participent sans doute d’un pilotage invisible de l’action publique ?

Enjeux et territoires à la recherche de politiques publiques

Certains enjeux territoriaux restent orphelins de l’action publique. Tantôt ils ne sont pas « mis en problème » ou « mis à l’agenda » par les acteurs, tantôt c’est l’expertise ou les modèles d’action qui manquent, tantôt ces sujets ou territoires passent à travers les mailles de la gouvernance multi-niveaux. Périurbains, petites villes, territoires en décroissance, oubliés de la métropolisation… Il s’agit d’identifier ces objets que l’on ne gouverne pas et de tenter de dépasser ces failles de gouvernance.

Et la politique dans tout ça ?

La vie locale a connu des moments de forte politisation. Aujourd’hui, la fin supposée des idéologies aurait-elle eu raison de ces affrontements, alors que la gestion des intercommunalités renforce la perception d’une fin du politique ? N’y a-t-il plus de politiques urbaines de droite et de gauche ? D’autres types de clivage permettent-ils de donner sens aux différences de politique d’une ville à l’autre ? La politique a-t-elle le pouvoir de transformer les politiques urbaines et, finalement, la ville ?

Innover… vraiment !

Le tissu de contraintes qui enserre l’action publique urbaine semble si serré que c’est la possibilité même de faire autrement, d’inventer des alternatives en termes de modèles urbains, de modes de gestion et de démocratie locale qui paraît compromise. La circulation des bonnes pratiques, des doctrines nationales et internationales renforce cette difficulté à innover localement. Des villes tentent néanmoins d’échapper à l’agenda standard des politiques urbaines. Pourquoi et comment ?
Les agences d’urbanisme disposent-elles des compétences professionnelles et du positionnement institutionnel pour participer de ce mouvement d’émancipation ?

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