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/ 2018

Vivre à Ginko

Objet de curiosité pour les uns, lieu de vie pour les autres, Ginko se construit sur des décalages : entre représentations et réalités, entre ambition collective et ressentis, entre le projet et son environnement. Des décalages qui peuvent agir comme une force créatrice de liens et d’histoires. C’est l’objet même de l’enquête « Vivre à Ginko ». Elle repose sur le croisement de quatre méthodes alliant approche quantitative et qualitative.
Observation sur les réseaux sociaux, expression individuelle par voie de questionnaires, récits en face à face et parole collective de groupes témoins, quatre temps complémentaires pour dessiner le portrait d’un territoire. Cette démarche est intéressante pour au moins trois raisons.
La première est qu’elle fait l’exercice d’une évaluation d’un projet en cours de réalisation et d’installation.
La deuxième est son originalité sur la forme en mixant les méthodes.
La troisième raison est sur la place qui est faite à l’écoute habitante sur des sujets aussi importants que le logement, le niveau d’ancrage, le quotidien et la place de Ginko dans la ville.
233 personnes ont accepté de partager avec nous leur expérience. Des avis qui offrent une vision claire des réussites, des tracas du quotidien et des enjeux. Les habitants sont plutôt contents de résider à Ginko parce que le lac est agréable, l’ambiance ville nature appréciée, que le tramway permet de se rendre facilement au centre-ville et que les appartements sont bien conçus. Toutefois ces éléments de réussite ne doivent pas masquer les difficultés exprimées en particulier sur les malfaçons, la propreté et le « vivre ensemble », sujets sur lesquels les médias jouent un rôle d’amplificateur notamment depuis l’affaire du balcon !

Cette enquête est une invitation à réfléchir sur les conditions de réalisation des projets. Si l’adaptation a été le maître mot durant l’opération, de la conception à la gestion, les ajustements n’ont pas toujours été compris. Les gens ne veulent pas vivre dans un laboratoire. Ce qui est expérimental, novateur, c’est bien le mode de faire. Mais les procédés de construction sont éprouvés. Les habitants veulent vivre dans une opération exemplaire. Et elle l’est sur plusieurs points. Ginko est l’incarnation du changement d’échelle, d’une accélération, du passage d’une ville qui devient métropole. C’est aussi la transformation d’un lieu. Un pari, une promesse, qui engage ceux qui l’ont imaginé et ceux qui ont fait le choix (ou pas) d’y vivre. Sa notoriété et ses atouts font repère. Bien vivre à Ginko dans le temps ne se fera pas sans condition.

Objectif

Cette étude menée par l’a-urba en partenariat avec la ville de Bordeaux et Bordeaux Métropole formalise un diagnostic sur le niveau de satisfaction du cadre de vie des habitants de l’écoquartier Ginko. Les thématiques logement, espaces publics, équipements, commerces et services sont abordées ; les ambiances et ressentis qualifiés. L’enjeu est de détecter les points forts et les points de vigilance.

Méthodes

La faiblesse des données quantifiées sur ce quartier récent et la sensibilité du sujet ont nécessité la combinaison de plusieurs méthodes d’analyse relevant du quantitatif et/ou du qualitatif. L’étude se construit à partir :
> de l’analyse des contenus des réseaux sociaux d’avril 2015 à avril 2017,
> de questionnaires soumis aux habitants par courrier et leurs traitements statistiques,
> de la conduite d’entretiens semi-directifs avec des habitants, des gestionnaires du quartier et des élus,
> de la réunion de groupes focus autour des grandes thématiques et problématiques identifiées.

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