Impact du vieillissement sur la libération des logements

Le vieillissement de la population est un processus en cours. Ses répercussions sont nombreuses et vont s’amplifier, nécessitant des actions et services spécifiques.
Les personnes âgées, qui sont plus souvent propriétaires de grands logements individuels, vont être amenées à quitter leur logement. Se pose dès lors la question du devenir de ces logements.

La libération de ces logements va-t-elle avoir un impact sur les marchés immobiliers ? Leur remise sur le marché risque-t-elle d’entraîner des évolutions dans la destination du bien ? Quels sont les futurs possibles de ce parc de logements ?

Afin d’ébaucher des réponses à ces questions, un état des lieux des logements des ménages âgés est réalisé, complété par des typologies des territoires girondins. Cela permet d’asseoir une réflexion prospective présentée par catégorie de logements et de tissus urbains.

Plus de 66 000 ménages âgés en Gironde

96 000 girondins de 80 ans ou plus, soit 5,8 % de la population

En 2021, 5,8 % de la population girondine ont d’ores et déjà fêté leur quatre-vingtième anniversaire. Il s’agit de personnes nées avant 1941, donc de classes d’âges creuses, les naissances en France ayant connu une baisse régulière de 1921 à 1941. 64 % d’entre eux sont des femmes, et leur proportion augmente avec l’âge. Elle passe à 74 % pour les 90 ans et plus et à 80 % pour les centenaires, qui étaient 650 en 2021.
En 2024, l’espérance de vie restante à 80 ans (c’est-à-dire la moyenne des années restantes aux conditions de mortalité de l’année 2024) est de 11,3 ans pour les femmes et de 9,4 ans pour les hommes (Insee).
La répartition des personnes très âgées n’est pas homogène dans le territoire girondin. Si numériquement, c’est Bordeaux Métropole qui en abrite le plus (43 500, soit 45 % des aînés girondins), elles dépassent 9 % de la population de la COBAS, du Pays Foyen et du Bazadais. À l’opposé, ce sont dans les EPCI qui s’organisent autour de Bordeaux Métropole que leur part est la moins élevée, inférieure à 5 % de la population totale (communautés de communes de Montesquieu, du Créonnais, du Grand Cubzaguais, du Val de l’Eyre, Latitude Nord Gironde, Rives de la Laurence, Médoc Estuaire et Médullienne)..

Une résidence principale sur douze est occupée par un ménage dont la personne de référence est âgée d’au moins 80 ans

8,5 % des ménages girondins ont une personne de référence âgée d’au moins 80 ans. Cela correspond à 66 300 ménages, donc autant de résidences principales, dont l’avenir est ici questionné.
La répartition des ménages âgés1 correspond à la distribution des personnes âgées, avec une surreprésentation dans les intercommunalités de l’est du département et sur le littoral, où leur part peut dépasser 14 % des résidences principales (COBAS et Pays Foyen).

À l’échelle communale, les variations sont plus marquées, avec une trentaine de communes dans lesquelles la part de ménages âgés dépasse 15 %, situées essentiellement sur le littoral (Arcachon, Arès, Andernos-les-Bains, Soulac-sur-Mer, Le Verdon-sur-Mer) ou dans le Bazadais, le Réolais, le Pays Foyen (Pineuilh, Sainte-Foy-la-Grande et Bazas pour les plus grandes d’entre elles), le maximum s’observant à Arcachon (21,4 % des ménages, soit plus d’un ménage sur quatre).

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