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/ 2022

Intermodalité vélo-train : comment améliorer le stationnement ?

Enquête auprès des cyclistes à la gare Saint-Jean

Les résultats de cette enquête amènent à poser quelques questions, non seulement quant à l’évolution des parkings vélos existants autour de la gare Saint-Jean mais, plus globalement, à propos des conditions à mettre en place pour une amélioration de l’intermodalité vélo/train.
À propos des parkings, les résultats mettent en avant une méconnaissance de leur existence et particulièrement de celui implanté côté Belcier. Ces équipements semblent souffrir d’une signalisation et d’une visibilité insuffisantes.

De nombreux intermodaux vélo/rail ont donc encore une connaissance très partielle des possibilités de stationnement qui leur sont offertes à cet endroit-là.

Plus globalement, ces enquêtes rappellent que le passage d’un mode à l’autre, en cas de déplacement intermodal, est une contrainte qu’il convient de « gommer » pour que l’intégralité du déplacement soit la plus fluide et la plus sûre possible.

Ainsi, les usagers sont intéressés par des services dans les parkings qui leur communiqueraient des informations en temps réel pour leur en faire gagner : signalisation dynamique des places vélos libres, informations sur le trafic SNCF (quais de départ, perturbations diverses…).

Il est d’ailleurs à remarquer que l’utilisation des parkings est assez directement liée à la proximité des quais SNCF : le parking Domercq et le parking Belcier sont en effet majoritairement utilisés par des usagers des lignes de TER en lien avec le bassin d’Arcachon ou le sud Gironde.

La pratique vélo/rail est le fait d’usagers qui disposent d’alternatives de déplacement et, la plupart du temps, de la possibilité d’utiliser une voiture ou un deux-roues motorisé. Ce sont donc des personnes qui trouvent « un avantage » à la réalisation d’un déplacement intermodal. Dans un contexte d’augmentation de la pratique du vélo pour les déplacements du quotidien, il y a sans doute un potentiel d’usagers supplémentaires à convaincre de passer à l’acte. En ce sens, les améliorations évoquées plus haut sont à étudier, mais d’autres idées sont également à déployer pour l’amélioration des pôles d’échanges.

Le cycliste doit pouvoir réaliser les premiers (ou derniers) kilomètres de son déplacement à vélo en toute sécurité. Cette enquête l’a montré, les cyclistes interrogés ont pointé du doigt la difficulté à rejoindre la gare Saint-Jean depuis le quai des Sports. La question de l’accès aux pôles intermodaux doit être examinée avec attention pour mettre en oeuvre des cheminements vélos continus et dans des conditions de sécurité optimales.

Si l’embarquement des vélos dans les trains semble être la solution la plus confortable, celle-ci n’est pas toujours possible faute de places disponibles. Il est donc important de déployer des stationnements vélos dans les gares (pour plus d’efficacité plus près que les parkings proposés pour les véhicules motorisés). C’est là tout l’esprit de la loi LOM, (loi d’orientation des mobilités du 24 décembre 2019).

Il peut aussi être opportun de développer des services de prêts/locations de vélos diversifiés et adaptés à différents publics notamment pour les gens qui ne disposeraient pas de deux vélos ou des personnes qui souhaiteraient faire un test.

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