Le pont Simone-Veil, quels usages ?

Marqueurs du paysage et emblèmes urbains, les ponts façonnent depuis deux siècles l’identité de Bordeaux. D’abord conçus pour répondre à des besoins de déplacements, ils s’affirment aujourd’hui comme de véritables espaces publics, supports de mobilité, de sociabilité et de nouvelles pratiques urbaines.

C’est dans cette perspective que l’a-urba a conduit une étude sur le pont Simone-Veil. Inauguré en 2024 et conçu par l’agence OMA – Rem Koolhaas, le pont incarne une nouvelle génération de franchissements urbains. Avec ses 549 mètres de long et ses 44 mètres de large, il consacre la quasi moitié de son tablier aux piétons et aux cyclistes, offrant une esplanade suspendue entre ciel et fleuve. Récompensé par l’Équerre d’argent, l’ouvrage s’impose comme un repère métropolitain, pensé autant comme infrastructure que comme lieu de vie.

L’étude « Le pont Simone-Veil, quels usages ? » observe les appropriations émergentes : traversées quotidiennes à vélo, balades, pauses contemplatives, événements culturels ou sportifs… Elle interroge les modalités d’accompagnement et de gestion d’un espace public inédit, à la croisée des mobilités et des loisirs, des pratiques du quotidien ou plus exceptionnelles.

En écho aux quartiers en transformation de Saint-Jean Belcier, Bègles-Garonne, quais de Floirac et Garonne Eiffel, le pont devient un trait d’union pour les mobilités douces, mais aussi un laboratoire d’usages où s’inventent de nouvelles formes de convivialité urbaine.

Thématiques
Télécharger le(s) document(s)