Une nouvelle géographie et de nouveaux enjeux

Plus de QPV dans Bordeaux Métropole !
Ils sont plus nombreux, plus grands et comptent plus d’habitants qu’avant. Les structures socio-démographiques (âges, CSP) des QPV locaux ressemblent à celles des autres QPV français, mais ils sont aussi un peu à l’image de Bordeaux Métropole. Celle-ci est une agglomération attractive et en croissance démographique, dynamique où l’emploi augmente, plutôt riche et dotée de fonctions métropolitaines reconnues. Les habitants des QPV de la métropole bordelaise ont un meilleur taux d’emploi, sont plus diplômés et ont de meilleurs revenus. On y trouve aussi davantage de petits ménages et une population qui n’échappe pas au vieillissement.
Si les politiques publiques récentes visent à réduire les effets de ségrégation dans les= quartiers politiques de la ville, avec une plus grande diversité des typologies de logements par exemple, la précarité de leurs habitants reste un des principaux traits de caractèredes QPV qui les distingue du territoire qui les accueille.

Seulement la moitié des habitants ont un emploi. Le niveau du chômage est le double qu’ailleurs dans la métropole bordelaise. Les emplois y sont les moins valorisés (surtout du salariat exécutant). Les niveaux de formation sont plus bas. De plus, les QPV sont souvent les territoires dans lesquels les populations les plus fragilisées sont surreprésentées ou connaissent des conditions de vie moins bonnes qu’ailleurs : les femmes, les jeunes, les étrangers, les familles monoparentales. Le renouvellement des populations et la fluidité des parcours résidentiels dans les QPV restent une équation complexe à résoudre. Les volontés publiques de mixité dans les quartiers peuvent se confronter à l’urgence des besoins des populations les plus précaires et une sédentarisation des habitants dans leur quartier.

Le cadre de vie semble encore très déterminant sur l’évolution des quartiers politiques de la ville. Le parc HLM vieillissant et des configurations urbaines héritées de l’histoire ont généré des espaces très minéralisés et peu qualitatifs qui pénalisent la qualité de l’environnement urbain, notamment en termes de chaleur. In fine, la sensibilité des populations et les conditions d’habitat définissent des niveaux de fragilité très variables d’un quartier à l’autre dans la métropole.

On observe d’importantes inégalités de revenus, de taux de chômage et d’accès à l’emploi pour les plus âgés entre les QPV. Si certains quartiers semblent évoluer à l’image de leur environnement direct, d’autres ont plus de difficultés à sortir de leurs problématiques structurelles, et d’autres se « sédimentent » avec une population qui change de moins en moins.

Enfin, les contextes territoriaux expliquent aussi la diversité des conséquences des changements climatiques entre les QPV, notamment en matière de santé. Entre les tissus urbains anciens, les quartiers extra-rocade plus verts et les grands ensembles historiques très artificialisés, la localisation des quartiers impacte fortement les conditions de vie de leurs habitants.

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