En Gironde et dans Bordeaux Métropole – 2012-2024

Un retournement de cycle marqué (2022-2024)

Après une période d’activité intense, notamment un pic record en 2021 au sortir de la crise sanitaire, le marché immobilier girondin a subi un ralentissement important à partir de 2022. La lutte contre l’inflation et la remontée des taux d’intérêt ont réduit l’accès au crédit, entraînant une chute du volume des ventes. En 2024, avec 21 233 transactions, le département retrouve un niveau d’activité comparable à celui de 2014.

Disparités territoriales

En 2024, le prix médian d’une maison en Gironde s’établit à 290 000 € (3 158 €/m²) et celui d’un appartement à 178 000 € (3 672 €/m²).
Mais le marché est marqué par de forts contrastes :

  • Les secteurs les plus chers : Le Bassin d’Arcachon (COBAS, COBAN) et Bordeaux Métropole affichent des prix et des progressions bien supérieurs à la moyenne départementale. Dans la COBAS, la médiane du prix des maisons est de 471 700 €.
  • Les secteurs accessibles : Le Pays Foyen (125 000 € pour une maison) et la Communauté de communes de l’Estuaire restent les secteurs les plus abordables.
  • L’exception littorale : Le secteur Médoc Atlantique se distingue avec un prix médian des maisons en progression de +11 % entre 2022 et 2024, là où presque tout le reste du département baisse.

La problématique de l’accessibilité financière

L’acquisition d’un bien nécessite désormais des ressources élevées. En Gironde, il faut en moyenne 4 650 € de revenus mensuels pour acheter une maison au prix médian. Dans Bordeaux Métropole, ce besoin grimpe à 5 774 €, et dépasse les 7 000 € pour Bordeaux, le Bouscat ou Bouliac. Les communes comme Ambès ou Saint-Louis-de-Montferrand restent les plus accessibles de l’agglomération (environ 3 500 € de ressources mensuelles pour acquérir une maison sans dépasser 33 % d’endettement).


voir aussi le Tableau de bord de l’observatoire local des loyers

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