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/ 2009

Caractérisation thermique du parc bâti résidentiel de la CUB

Premier diagnostic de la performance thermique du bâti résidentiel

Dans sa globalité, l’étude vise à quantifier les performances thermiques du parc résidentiel communautaire (besoins de chauffage, énergies utilisées, émissions de GES). ,Il s’agit de disposer d’un outil paramétrable permettant de mesurer l’efficacité de différents scénarios d’actions publiques ou privées. Ce premier rapport rend compte de l’étape 1 de l’étude : élaboration d’une typologie thermique du parc communautaire et calculs des besoins théoriques de chauffage à la parcelle.

Note de synthèse

A l’heure où le Grenelle de l’environnement affi che des objectifs ambitieux de réduction des consommations d’énergie (38 % pour le parc existant d’ici 2020) et alors que différentes démarches d’élaboration de plans climats sont en cours sur le territoire girondin, une quantification des performances thermiques du parc résidentiel communautaire s’avère un outil précieux.

Cette démarche, dont le présent rapport ne constitue que la première phase, se veut un travail de fond, pensé en trois grandes étapes :

  • étape 1 : élaboration d’une typologie thermique du parc communautaire et calculs des besoins théoriques de chauffage à la parcelle ;
  • étape 2 : calcul des consommations et émissions de GES théoriques du parc, par intégration des données sur les équipements de chauffage ;
  • étape 3 : élaboration et évaluation de différents scénarios spatialisés d’amélioration des performances du parc (isolation, changement des appareils de chauffage, recours aux énergies renouvelables…).

De fait, il s’agit globalement de disposer d’un outil de connaissance très précis du parc dont le support informatique (bases de données SIG) permet de modifier les paramètres d’entrée en vue de mesurer quantitativement les gains apportés par des scénarios d’actions publiques ou privées.

Résultats : calcul des besoins de chauffage du parc

La première étape de ce calcul a été l’élaboration de fiches typologiques précisant, par grandes périodes de construction, les propriétés thermiques du bâti, eu égard aux matériaux employés et aux caractéristiques architecturales de la période. Dans un second temps, un travail de datation du bâti a été conduit par croisement de différentes sources de données (INSEE, DGI, a’urba). Enfin, pour chaque parcelle, a été calculé le besoin en énergie de chauffage des bâtiments, en intégrant à la fois les paramètres des fiches typologiques et des paramètres liés à forme urbaine : mitoyenneté, orientation et apports passifs.

Les résultats de l’étude mettent en évidence, l’importance du paramètre mitoyenneté dans les besoins de chauffage du parc communautaire. Ainsi, pour les constructions antérieures à 1990, les immeubles collectifs affichent-ils un besoin de chauffage au m² d’un tiers inférieur à ceux des maisons individuelles, du fait principalement d’une mitoyenneté globalement plus élevée à surface habitable équivalente.

Ce paramètre morphologique profite largement aux constructions d’avant 1900 (et dans une moindre mesure à celles de la période 1900-1950), qui démontrent, grâce à une mitoyenneté importante (tissus d’échoppes, immeubles du centre ancien) et malgré la faible performance thermique de la pierre, des besoins équivalents aux constructions de la première réglementation thermique de 1975 ! A contrario, les constructions de la période 1950-1974 affichent les plus mauvais résultats par la combinaison de mauvaises propriétés thermiques constructives et d’une très faible mitoyenneté (tissus pavillonnaires périphériques, grands ensembles).

Cette cible prioritaire de la rénovation thermique représente environ 30 % du parc de logements 2006. Cela étant, ce volume est à pondérer par l’effort de réhabilitation déjà engagé sur ce parc, et non pris en compte à ce stade de l’étude, par manque de données statistiques locales.

Les grands enjeux de la poursuite du travail sont donc :

  • de qualifier la part de réhabilitation de l’ancien, afin de s’approcher au plus près de la réalité actuelle du parc ;
  • d’intégrer les données sur les équipements de chauffage afin de traduire les besoins de chauffage en consommations d’énergie et en émissions de gaz à effet de serre ;
  • de définir, par une analyse détaillée de la base de connaissance ainsi constituée, les secteurs dans lesquels conduire en priorité des actions de réhabilitations thermiques, en vue notamment de recourir aux énergies renouvelables ou «fatales» (récupération de chaleur) à basse température. De fait, les pompes à chaleur, la géothermie, voire le solaire thermique fournissent de la chaleur à «très basse température», et ne peuvent ainsi être utilisées que pour le chauffage de bâtiments très bien isolés. Ainsi, sauf à recourir à des énergies «à flamme», de type bois-énergie, la plupart des bâtiments du parc existant nécessitent d’importants travaux d’isolation en préalable à la mobilisation d’énergies renouvelables ou «fatales» pour leur chauffage.
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