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/ 2016

Les boulevardsS 2025-2044

Le nouvel espace public métropolitain

Les boulevards occupent une position névralgique dans l’organisation des déplacements de l’agglomération bordelaise. Environ 30 000 véhicules l’empruntent tous les jours sur une partie de son linéaire. L’axe permet de distribuer les flux en provenance des grands secteurs de l’agglomération et du département de la Gironde vers le centre ville, et inversement. Et il existe peu d’itinéraires alternatifs probants permettant d’assurer cette fonction majeure. De plus, les boulevards ne sont pas seulement un axe de circulation important. Ils sont ponctués de 10 barrières, dont 4 qui font office de frontière intercommunale (Bordeaux/Bègles‐Talence‐le Bouscat), situées au carrefour des principales voies pénétrantes, qui polarisent des commerces et des services. Ils sont enfin un véritable lieu de vie, avec environ 80 000 habitants sur un faisceau de 500 m de part et d’autre de l’avenue (soit 11 % de la population métropolitaine et l’équivalent d’un tiers de la population bordelaise) et près de 50 000 emplois (soit 13 % des emplois de la métropole et l’équivalent de 29 % de l’emploi bordelais) ; plusieurs équipements métropolitains y sont localisés (CHU Pellegrin, Stade Chaban‐Delmas, Cité administrative entre autres) ; et enfin les boulevards accueillent deux des principaux grands projets urbains de l’agglomération : les Bassins à flots au nord et Euratlantique au sud.

Aborder les boulevards nécessite donc une approche pluridisciplinaire pour donner à ce lieu de vie important de l’agglomération toutes les qualités urbaines qu’il mérite, tout en développant ses fonctions de mobilité. Car, au‐delà d’assurer une efficacité des flux tous modes, les boulevards doivent être attractifs jusque dans les quartiers qu’ils organisent, et leurs différentes séquences (en fonction des caractéristiques socio‐économiques des habitants, de la typologie des tissus urbains, des usages, des commerces, des services et des équipements, des ambiances, des paysages) doivent être valorisées.

Le périmètre de l’étude retenu est celui des boulevards de la rive gauche de la Garonne, du boulevard Jean‐Jacques‐Bosc au sud à la rue Lucien Faure au nord, soit 12,5 kilomètres. En effet, d’une part les boulevards de la rive droite, outre leur morphologie urbaine très différente, ont déjà été étudiés et sont impactés par de nombreux projets déjà en route. D’autre part, la rue Lucien Faure est la colonne vertébrale du projet des Bassins à flot sud, qui l’intègre dans la dynamique globale des boulevards avec le TCSP de pont à pont qui l’emprunte.

Ce travail s’inscrit plus largement dans les réflexions menées par l’agence depuis plusieurs années pour une meilleure articulation entre politiques de mobilités et conception des espaces publics, comme Rocade 2050, objet métropolitain, oules Grandes Allées Métropolitaines (Charte des mobilités).

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