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/ 2017

Des itinéraires à pied

Pour compléter le réseau de transports collectifs de l’agglomération bordelaise

D’un point de vue urbanistique, la marche est aujourd’hui un mode à privilégier. D’une part, parce que le piéton est le principal vecteur d’urbanité : il rend possible les interactions, les échanges, les rencontres, l’animation en ville. D’autre part, parce que mettre le piéton au cœur des réflexions urbaines, permet de penser autrement la conception des espaces publics, la mixité des usages, la place de la nature ou les enjeux de santé publique…

Néanmoins, pour les politiques de mobilité urbaine, la marche a souvent été le dernier des modes pris en considération, en investissements comme en ingénierie consacrée. Or, à moindre coût, elle peut devenir un mode de déplacement très performant, notamment en complément des transports collectifs. C’est principalement à pied que l’on accède aux réseaux de TC et améliorer la « marchabilité » des alentours des arrêts peut permettre d’accroître considérablement leur attractivité. Et il n’y a pas qu’aux abords des stations que la marche peut être utile aux TC. Entre arrêts, certains itinéraires à pied peuvent compléter efficacement le maillage du réseau de transport public tout en permettant de délester des tronçons surchargés aux heures de pointe.

La présente étude se centre sur cette dernière approche. La question posée est la suivante : pour inciter les usagers du tramway à marcher entre deux stations plutôt que d’aller chercher des correspondances, quels sont les itinéraires à promouvoir, et quelles actions imaginer ? La première partie de l’étude identifie tous les itinéraires à pied entre arrêts du réseau de tramway de la métropole bordelaise permettant de gagner du temps par rapport aux itinéraires en tramway qui supposent une ou plusieurs correspondances. Le travail a été possible par l’utilisation d’un logiciel spécifique qui permet de calculer les temps des parcours intermodaux en prenant en compte les temps d’attente et les correspondances. Des paramètres supplémentaires ont été imposés sur le gain de temps souhaité et le temps de marche admis afin d’identifier les itinéraires à pied les plus intéressants y compris pour le citadin le plus exigeant (celui qui veut gagner un maximum de temps et ne pas marcher trop longtemps). La deuxième partie analyse de façon fine et par une approche multicritère trois de ces itinéraires afin d’imaginer et donner à voir à quoi pourraient ressembler concrètement des maillons intégralement aménagés pour une marchabilité optimale.

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